Mercredi 10 septembre 2008


"Tentative d'épuisement d'un lieu parisien" de Georges Perec. "Il y a beaucoup de choses place Saint-Sulpice, par exemple : une mairie , un hôtel des finances , un commissariat de police , trois cafés dont un fait tabac, un cinéma, une église à laquelle ont travaillé Le Vau , Gittard , Oppenord , Servandoni et Chalgrin, un éditeur , une entreprise de pompes funèbres, une agence de voyages, un arrêt d' autobus , un tailleur, un hôtel , une fontaine que décorent les statues des quatre grands orateurs chrétiens, un kiosque à journaux, un marchand d'objets de piété , un parking, un institut de beauté, et bien d'autres choses encore. Un grand nombre, sinon la plupart, de ces choses ont été décrites inventoriées, photographiées, racontées ou recensées. Mon propos dans les pages qui suivent a plutôt été de décrire le reste : ce que l'on ne note [...]
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Mardi 9 septembre 2008

Voyage autour de ma chambre... "Nous marcherons a petites journees, en riant, le long du chemin, des voyageurs qui ont vu Rome et Paris; - aucun obstacle ne pourra nous arreter; et nous livrant gaiment a notre imagination, nous la suivrons partout ou il lui plaira de nous conduire .../... ma chambre est situee sous le quarante-cinquieme degre de latitude, elle forme un carre long qui a trente six pas de tour, en rasant le mur de bien pres. Mon voyage en contiendra cependant davantage; car je la traverserai souvent en long et en large, ou bien diagonalement, sans suivre de regle ni de methode." Ecrit en 1795, ce petit livre de Xavier de Maistre raconte en detail le voyage qu'il fit pendant 42 jours entre les quatres murs de sa chambre... comme il dit : "Mon coeur eprouve une satisfaction inexprimable lorsque je pense au nombre infifni de malheureux auxquels [...]
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Jeudi 4 septembre 2008


Comment commencer un voyage avant l'heure ? en plongeant dans un guide de voyage ! Comment prolonger un voyage ? en lisant au retour des ouvrages racontant autrement les pays traversés. Pour le Sichuan, un prix nobel allait se mettre à mon service !   Gao Xingjian "la montagne de l'âme" Ed. de l'Aube 1995 Il situe sa montagne imaginaire dans le Sichuan et c'est un plaisir de le suivre et de se voyager à ses côtés. Avec lui, c'est le même pays mais c'est aussi un tout autre paysage qu'on découvre par ses yeux. Les exemples abondent... Certains de mes lecteurs, gentiment, imaginent que mes articulets pourraient être un jour édités... lisez Gao Xingjian et vous comprendrez pourquoi cette sympathique remarque me laisse malheureusement perplexe... lisez ceci : "et seuls demeurent les toits des maisons qui s'assombrissent à mesure que la couleur de [...]
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Mercredi 6 février 2008


Ma Yan est une fille. Elle est pauvre. Elle est d'une famille de paysan d'une des provinces les plus misérables de Chine. Elle est musulmane. Voilà 4 bonnes raisons de la priver d'école. "Cette année, plus d'argent pour l'école. Je suis de retour à la maison et je cultive la terre, pour subvenir aux études de mes deux jeunes frères. Quand je repense aux rires de l'école, j'ai presque l'impression d'y être encore. Comme je désire étudier !" Tout est là et l'ensemble de ce témoignage est bouleversant. Mais il y a un autre sujet dans ce livre...  "il n'est pas possible de décrire le sentiment d'avoir F.A.I.M." Et pourtant, en près de 300 pages, là encore, on ne nous parle pas d'autre chose que de cela... Au XXIème siècle, quelque chose me dit que le peuple chinois a décidé de ne plus avoir F.A.I.M. 
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Mardi 5 février 2008


   Evocation de lieux bien connus des touristes qui se promènent à Pékin. Et derrière les murs de ces palais, au fond des lacs et des forêts, il y a des légendes qu'on se racontent depuis des générations. Bon ce livre m'intéresse parce que cette ville m'intéresse... sinon le côté "légende" me saoule un peu...  Ma grande surprise, si je compare ces légendes à celles de nos contrées, c'est, que tout ce que gagne un être humain a fréquenter des dieux, des esprits, des fées et autres "bon génie"... ce n'est pas, comme chez nous, des montagnes de lingots d'or, des caisses de pièces, des coffres qui regorgent de bijoux... non ! En Chine, quand on se prend à rêver, à espérer, à quémander, c'est d'une bonne moisson, un bon repas, un ventre plein... Une preuve de plus que les habitants de ce pays sont [...]
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Lundi 19 novembre 2007


« Le tireur de pousse-pousse » est un roman de l’écrivain chinois Lao She. (Ed. Philippe Picquier, 1998) « L'auteur y raconte, avec amour et compassion, la vie troublée de Siang-tse, Xiangzi, jeune paysan honnête, responsable et intègre se réfugiant à Pékin dans les années 1920 pour être tireur de pousse-pousse. Malgré sa bonne volonté et son acharnement au travail, il va, peu à  peu, se faire broyer par une société dans laquelle l'argent est roi. L'œuvre est souvent considérée comme une accusation de l'ancien régime. Un extrait est inclus dans les manuels scolaires et l'ouvrage figure dans la liste de lecture des écoles secondaires ». (extrait Wikipédia) Le héros de Lao She est très populaire à Pékin. Sur Wangfijing, la plus célèbre avenue commerçante (et désormais piétonne !) de Pékin, une statue en bronze le [...]
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Lundi 12 février 2007


Lao She est un de mes écrivains chinois préférés. Issu d'une famille d'origine mandchoue, Lao She est né en 1899 à Pékin.   Après avoir enseigné pendant vingt ans, notamment en Angleterre, Lao She se consacre entièrement à son art après la consécration de son roman humoristique et critique « Pousse-pousse ».   Entre 1946 et 1949, l'auteur s'exile aux Etats-Unis où il entame sa grande trilogie, « Quatre générations sous le même toit», qui dépeint un Pékin urbain souillé par l'occupation japonaise de 1937. Puis il rentre dans son pays natal et devient vice-président de l'Union des écrivains chinois. Mais Mao et sa révolution culturelle vont [...]
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Dimanche 11 février 2007


Je suis dans un des 1000.000 taxis de Pékin. Nous sommes en pleine nuit et même au petit matin. A cette heure « pas très catholique » c’est une femme qui conduit pourtant… je vole l’image de cette belle femme courageuse… La femme La femme n’est pas à la fête… ici comme ailleurs… et comme un peu partout au monde. Si on en doute qu’on lise « CHINOISES de Xinran (ed. Picquier ) Durant huit années, de 1989 à 1997, Xinran a présenté chaque nuit à la radio chinoise une émission au cours de laquelle elle invitait les femmes à parler d'elles-mêmes, sans tabou. Elle a rencontré des centaines d'entre elles. Avec compassion elle les a écoutées se raconter et lui confier leurs secrets [...]
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